Hôtel de Ville Antananarivo
17 mai 2008 à marquer d’une pierre blanche
Journée exceptionnelle, ce samedi 17 mai 2008 à Antananarivo. En effet, c’est ce matin-là que le Maire Andry Rajoelina a démontré sa volonté de faire de la Cité-des-Mille une Capitale digne de ce nom. En moins d’une semaine de réflexion et de décision, toute l’équipe de la Mairie d’Antananarivo s’est mise au travail pour concrétiser cette pose de première pierre qui a médusé plus d’un et à plus d’un titre. En effet, 36 ans après l’incendie qui l’a ravagé -le 13 mai 1972 plus exactement-, l’Hôtel de Ville d’Antananarivo renaîtra de ses cendres d’ici deux ans. Les 50% du budget prévu pour cette construction sont déjà disponibles. Issu de l’actuel pouvoir en place et d’autres bailleurs de fonds que le Maire Andry Rajoelina a tenu à tous remercier de tout cœur, sans exception. Pour les 50% restants, le Maire Andry Rajoelina, pour une partie, fait appel aux citoyens de la Capitale qui qu’ils soient d’où qu’ils viennent pour accélérer le mouvement, dans un élan de " Fihavanana ", de " Firaisan-kina " et de " Fitiavana ", c’est-à-dire, avec Respect mutuel dans le fait que nous appartenons tous à une même famille ; avec un esprit de Solidarité exemplaire ; enfin, avec cet « Amour » qui fait déplacer les montagnes.
Une image, dit-on, valant mille mots, voici, en une quarantaine de clichés pris en cette journée inédite et inoubliable, le film de cette volonté, active et visible à l’œil nu, du Maire Andry Rajoelina -surnommé à juste titre Andry TGV-, d’aller de l’avant pour redorer le blason de la d’Antananarivo ("Hataoko mamiratra ity Tanàna ity ! "), Capitale de Madagascar
En attendant, le Maire Andry Rajoelina et les autorités invitées : à gauche, M. Alain Villechalane, Délégué Général de l'Alliance française à Madagascar et M. Laurent Barbot, second Conseiller à l'Ambassade de France, chargé des relations avec la presse. A droite, Mme et M. Ramarofidy Jeanel, Président du Conseil municipal
A l'extrême gauche, Caya et William Razafinjatovo alias Willy O Là Là, un rescapé des évènements du 13 mai 1972 suivi de Lalaina Berthnès, ancien président du Conseil municipal; à droite, second à partir de la gauche, M. Jean-Eric Rakotoarisoa, spécialiste en droit consitutionnel et vice-président de l'université d'Antananarivo
A gauche, vue d'ensemble des invités, en cette journée radieuse; à droite: Mme Mathilde Rabary, figure de proue des victimes du non-droit, discutant avec M. Razakandisa, suivi de Madame, parents de Mialy Rajoelina, épouse du Maire de la Capitale. Au centre, M. Modeste Rakotomalala, Président du Conseil d'Administration de l'Alliance française d'Antananarivo
Fanfare et chorale (Tana Gospel Choir) étaient au rendez-vous de ce grand jour du samedi 17 mai 2008, sur l'avenue de l'Indépendance à Antananarivo. Jour vraiment inédit dans l'Histoire de la Cite-des-Mille
Arrivée du Maire Andry Rajoelina, après une revue du corps des Sapeurs Pompiers d'Antananarivo, puis celle du Chef de la Région Analamanga, Fidy Ratsimbazafy, représentant le Gouvernement
Hymne national malgache. A gauche : le fils du premier Maire malgache de la Capitale Stanislas Rakotonirina; le Sénateur Guy Rajemison Rakotomaharo, le Chef de la Région Analamanga, Fidy Ratsimbazafy; le couple Andry et Mialy Rajoelina; le second Maire de la Capitale, le Pasteur Richard Mahitsison Andriamanjato. A droite : Mesdames Olga Rasamimanana et Michèle Ratsivalaka, Adjointes au Maire, Ony et Serge Radert, Adjoint au Maire, Mme Boda Ranjeva, épouse du Ministre des Affaires étrangères
A gauche, les membres du corps diplomatique dont M. Xavier Leus, représentant résidant du système des Nations-Unies à Madagascar, Leurs Excellences Messieurs Mokgethi Samuel, Ambassadeur sud-africain ; Jean Claude Boidin, Ambassadeur de l'Union Européenne ; Gildas Le Lidec, Ambassadeur de France et son épouse ; Augustine Kasujja, Nonce apostolique. A droite, les représentants de l'Assemblée nationale dont M.Razoarimihaja Solofonantenaina (extrême-droite)
A gauche : un auditoire attentif au témoignagne de Mme Rasamison Odette, à droite, narrant les évènements douloureux du samedi 13 mai 1972.
Des représentants du secteur de la distribution pétrolière charmés par le poème spécialement écrit et récité pour la circonstance par l'unique Rado, poète, journaliste et écrivain malgache
Le Conseiller municipal Ramavozatovo Andrianasolo Liva et le personnel féminin de la CUA écoutant le Pasteur Richard Mahitsison Andriamanjato rappelant que le livre d'Or avec la signature du Général De Gaulle est aussi parti en fumée ce 13 mai 1972 fatidique
Des officiers supérieurs de la gendarmerie et de l'Armée saluant l'arrivée à la tribune du maire Andry Rajoelina qui va expliquer les tenants et aboutissants de cette action inédite dans l'Histoire de la Capitale de Madagascar (Lire discours intégral par ailleurs en entrant à la page d'accueil)
Le Maire Andry Rajoelina et le Chef de région Fidy Ratsimbazafy coupant le ruban révélant un méga-panneau montrant ce que sera l'Hôtel deVille d'Antananarivo d'ici deux ans. Il y eut un lâcher de ballons pour marquer ce moment qui restera dans les annales de la Capitale malgache
Le Maire Andry Rajoelina et le Chef de Région Fidy Ratsimbazafy en route pour poser la première pierre, aidé par le Sénateur Guy Rajemison Rakotomaharo. Une pierre gravé en lettres d'or jamais vue auparavant
Le Maire Andry Rajoelina scellant cette première pierre. Son geste sera suivi par d'autres personnalités. Mis à part le Chef de région, Fidy Ratsimbazafy et le Président du Conseil municipal, Jeanel Ramarofidy (en haut de gauche à droite). A droite, ci-dessus, on peut lire ce qui est inscrit sur cette première pierre d'un édifice qui fera la fierté des Antananariviens
Parmi toutes les personnalités présentes venues féliciter à pleines mains, le Maire Andry Rajoelina, Willy O Là Là, un héros du 13 mai 72. A droite, le Premier Magistrat de la Capitale s'élance vers le public
Quatre photos qui en disent long sur la cote de popularité d'Andry TGV, élu avec 63,27% des voix exprimées le 12 décembre 2007
Après le bain de foule, visite de la mini-exposition retraçant l'histoire de l'Hôtel de Ville, avec une brève présentation des prédécesseurs du Maire Andry Rajoelina, ainsi que les détails techniques du futur bâtiment
Pose devant la photo de trois de ses prédécesseurs et photo de famille avec le couple rajoelina. En toile de fond, le nouvel Hôtel de Ville, du moins sa méga maquette pour l'instant. Mais c'est déjà d'un réalisme surprenant et prometteur
A l'extrême-gauche, le Directeur de Cabinet du Maire, Mme Yannick Rabemanantsoa clôturant la cérémonie. A droite, le public se ruant vers le stand d'exposition de l'Histoire de la Mairie d'Antananarivo
Le Maire Andry Rajoelina n'a pas voulu partir sans serrer la main à cet handicapé moteur qui se souviendra longtemps de cette journée du 17 mai 2008, sur la déjà ancienne Place du 13-Mai
L'Hôtel de Ville d'Antananarivo avant l'incendie fatidique du samedi 13 mai 1972
Les étapes de l'Hôtel de Ville d'Antananarivo
La réalisation de cet édifice a été confiée à M. De Cantalou, architecte. Après une année de travaux, l’Hôtel de Ville de Tananarive a été inauguré officiellement le 7 mai 1936, en présence de M. Léon Henri Charles Cayla (né en 1881 décédé en 1965), alors Gouverneur général de la colonie.Le 13 mai 1972, à la suite de mouvements estudiantins et populaires, l'Hôtel de Ville est incendié. Le 17 mai 2008, le Maire Andry Rajoelina pose la première pierre de la constructiond'un nouveau bâtiment, en présence de nombreux diplomates et personnalités civiles, militaires et du monde politique ainsi que du très regretté Georges Andriamanantena alias le journaliste poète et écrivain Rado, décédé le 15 septembre 2008 à 85 ans. Pour la postérité, Rado a laissé un poème dédiée à cette volonté du Maire Andry Rajoelina de faire renaître de ses cendres cet édifice dont la reconstruction a été, maintes fois, l'objet de promesses jamais tenues à ce jour.
La maquette très futuriste du nouvel Hôtel de Ville de la Capitale de Madagascar
Le 1er décembre 2008, c'est le jour J pour le lancement des travaux de nouvelle construction qui ont été confiés à l'entreprise Vima (Vision Madagascar). En attendant l'arrivée du Maire Andry Rajoelina, vues générales et photo des coopérants de la Région île-de-France discutant avec le nouvel adjoint au maire, Mamy Razakarivony
1er décembre 2008. Le Maire Andry Rajoelina est descendu spécialement sur le terrain pour officialiser cette volonté émanant des Antananariviens eux-mêmes. Cet album de photos est destiné à être le témoignage d'une promesse tenue, en regard de la postérité. En haut, sur la photo de gauche : Rajoelisolo Andrianorosoa, ingénieur du cabinet Signalétique Océan Indien et Mamy Rajaobelina, architecte au sein de Vima. En bas, les deux photos montrent les anciennes fondations vues des deux côtés latéraux de cette ancienne Place du 13-Mai qui ont vu se faire et se défaire les régimes qui se sont succédés à Madagascar de 1972 à 2002.
Les anciennes fondations, donc, de l'édifice incendié en 1972; un aperçu du matériel lourd de Vima; les ingénieurs attendant le Maire qui arrive, accueilli par les coordonnateurs généraux Elia Ravelomanantsoa et Ny Hasina Andriamanjato
Visite de règle de ce lieu chargé d'Histoire et d'histoires socio-politiques, devenu un chantier en pleine activité
Cette visite a été guidée par Mamy Rajaobelina qui a donné toutes les explications nécessaires au Maire, à ses collaborateurs et à toutes les personnes présentes, dont de nombreux journalistes
Tous étaient à l'écoute de ces explications techniques
C'est dans les bureaux du chantier que Mamy Rajaobelina est entré plus en détails quant aux aspects techniques. Ainsi, les travaux de gros oeuvres dureront 10 mois. Et, tenant compte des intempéries, l'Hôtel de Ville sera debout à nouveau dans le courant du mois de septembre 2009.
Puisque c'est un jour qui entre, qu'on le veuille ou non, dans l'Histoire da la ville d'Antananarivo, voire l'Histoire de Madagascar même, l'ambiance était à la fête. Un toast a été porté à la réussite de ce projet grandiose, après que le Président du Conseil municipal, Jeanel Ramarofidy, ait sacrifié à l'usage de verser quelques gouttes d'alcool sur une partie spécifique du chantier.
Dernières photos : vue d'ensemble; la pose souvenir, la pancarte du chantier vue de l'avenue de l'indépendance; le Maire Andry Rajoelina répondant aux questions des nombreux journalistes venus couvrir cette étape inédite de l'Histoire de la Capitale de Madagascar. C'est à ce moment-là que le Premier magistrat de la ville a annoncé la mise en place d'une contribution participative de 1.000 ariary de la part des 1.800.000 habitants de la ville d'Antananarivo. Nous en saurons plus dans les semaines à venir. Mais cette Histoire même jugera le fait que, dans certaines circonstances, les absents ont vraiment tort. Car les êtres humains passent et trépassent mais les idées et les oeuvres demeurent à jamais.
Que raconteront ces absents à leus descendants ? Avec un maire jeune, dynamique, à l'esprit innovateur, élu à 63,72% des suffrages exprimés, il s'agit de faire l'Histoire et de ne plus la subir.
Reportage (textes et photos) : Jeannot Ramambazafy