« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris »
(Cantiques des Cantiques : 8 : 7)
Général Désiré Ramakavelo : " La Cua n'a pas besoin d'un "coach
ou d'un superviseur pour mener à bien ses activités
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Le Général en retraite Désiré Philippe Ramakavelo, ancien ministre de la Défense nationale

Le Général en retraite, Désiré Philippe Ramakavelo, ancien ministre de la Défense nationale se prononce au sujet de la gestion de la gare routière d’Ampasampito et des dettes de la CUA remontant à 1980.

Question : Quel est votre point de vue à propos de la gare routière d’Ampasampito qui serait géré par l’Agence des Transports Terrestres ou ATT dépendant du ministère des Transports ?

Général Désiré Ramakavelo : Personnellement, je pense que cette décision est mal venue, étant donné que la Commune urbaine devrait être autonome dans les actions qu’elle-même. Je crois même qu’elle n’a pas besoin d’un « coach » ou d’un superviseur pour mener à bien ses activités. On a l’impression qu’on considère l’équipe du Maire actuel comme étant composé de gens qui ne sont pas à la hauteur de leurs attributions. Ce qui n’est du tout le cas parce que je crois et je sais que ce sont des gens qui ont des expériences. Ils ont fait déjà leurs preuves dans des ministères, auparavant, et je ne vois pas pourquoi, une fois arrivés au niveau de la Mairie d’Antananarivo, ils deviendraient incapables de gérer le patrimoine de la commune et actionner convenablement leurs attributions et leurs responsabilités.

Question : Et votre avis, à propos de la confiscation des recettes de la Commune par l’Etat ? Peut-on considérer cela comme un coup bas ?

Général Désiré Ramakavelo : Alors là, permettez-moi de vous que c’est le comble ! Parce que, comme vous le savez, les arriérés que l’on réclame à la Commune urbaine d’Antananarivo remontent à 1980. Combien de Maires ont déjà dirigé cette Commune et auxquels on n’a jamais réclamé ces arriérés. Donc, vous avez bien : c’est peut-être un coup bas à l’encontre du Maire actuel. Et moi je crois que si ces arriérés ont été écrits et mentionnés dans le procès-verbal de passation de pouvoir, et bien à ce moment-là, Monsieur le Maire est responsable des actifs comme des passifs laissés par son prédécesseur. Ce qui n’est pas le cas, je crois. Parce que, comment cela se fait-il que c’est après sept mois de gestion de la Commune qu’on commence à révéler qu’il existe cette somme énorme, ces arriérés que la Commune urbaine doit payer au Trésor public. C’est pour cela que je dis que c’est peut-être une embûche, pour ne pas dire une embuscade qu’on met au passage de Monsieur le Maire et de son équipe.

Question : Est-il judicieux de mélanger la gestion de la Capitale aux affaires politiques ?

Général Désiré Ramakavelo : Non, pas du tout ! Mais vous savez, les affaires politiques, nous avons une piètre définition de ce qu’on entend par politique. Qu’on le veuille ou non,  partout ou vous allez, même dans les foyers, on fait de la politique. Parce que la politique c’est, ni plus ni moins, de la gestion. A partir de là, ces responsables sont là pour gérer ce patrimoine de la Commune. A partir du moment où l’on essaye de mettre des entraves et des embûches là où doivent passer les responsables, alors là il y a de la politique politicienne parce qu’on veut que ce poste de Maire d’Antananarivo  revienne au parti au pouvoir. Ce qui n’a pas été le cas parce que la population, les électeurs d’Antananarivo ont fait leur choix. Et c’est tout à fait normal.

Geneviève et Désiré Philippe Ramakavelo, lors de la pose de la première pierre pour la reconstruction de l'Hôtel de Ville d'Antananarivo, le 17 mai 2008. Aucun représentant du Gouvernement malagasy n'était présent