« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris »
(Cantiques des Cantiques : 8 : 7)
Gilbert Raharizatovo : " Andry Rajoelina ne fait pas de politique. Laissez-le travailler ! "

31 août 2008

Gilbert Raharizatovo est un journaliste malgache des premières heures. Il a été, entre autres, animateur d’une émission télévisée à grande audience à la Tvm dont il fut directeur  et Député de Madagascar, ayant défait le Pasteur Richard Andriamanjato dans son fief. Gilbert Raharizatovo, devenu analyste politique,  est l’auteur de l’ouvrage « Madagascar 2002 : Génèse et silence d’une crise » qui vient de sortir.
Vu la conjoncture socio-politique qui prévaut, il a été l’invité du journaliste Jean-Paul Randrianirina dans son émission nocturne « Sehatra » sur Viva télévision, le dimanche 31 août 2008. Très larges extraits traduits en français de son intervention en malagasy.

Gilbert Raharizato et Jean Paul sur le plateau Viva Télévision, en cette soirée dominicale du 30 août 2008
" Le pouvoir cherche à faire en sorte que le Maire Andry Rajioelina soit remplacé par un Pds (Président de délégation spéciale).  L’explication de cette stratégie émane de réalités vécues. En premier lieu, la ville d’Antananarivo est indissociable de l’Histoire et de la vie socio-politique même de Madagascar.  Actuellement, que se passe-t-il ? Premièrement, la majorité des gens s’appauvrit de jour en jour ; secundo, l’insécurité est généralisée sur l’ensemble de tout le territoire ; tertio, la contestation prend de l’ampleur. Je ne parle pas de la colère des gens mais d’une contestation qui  va crescendo. Ces trois éléments ont amené le régime à prendre des mesures liées à ces trois éléments pour contenir la situation et se maintenir au pouvoir. Pour mieux comprendre, il faut remonter au temps où Marc Ravalomanana a accédé au pouvoir grâce un crédit populaire. C’est-à-dire qu’il a été adulé par l’ensemble de la population. Quoi qu’on dise, il a bénéficié d’une popularité qu’aucun autre politicien n’a eu avant lui. A part, peut-être, le Général Ramanantsoa dans les années 1970, mais c’est une autre histoire… Une fois au pouvoir, de la Mairie d’Antananarivo à la Présidence de Madagascar, il s’est complu dans ce crédit populaire. Pour dire qu’en dehors de Marc Ravalomanana, c’était le désert. Il n’y avait personne. L’opposition « plurielle », pour diverses raisons,  n’avait plus aucune force, aucun crédit. L’histoire en est témoin. L’opposition est tellement bien muselée qu’elle en est devenue immobile. Il faut se rappeler qu’en 2002, des personnalités de haute notoriété et de grande compétence ont entouré Marc Ravalomanana, comme : Me Jacques Sylla, Premier ministre ; Mme Alice Rajaonah, ministre de la Justice ; le Procureur de la République… La présence de ces « dames de fer » et « poings d’acier » était dicté par la réalité de l’époque car il fallait instaurer plus profondément le pouvoir qui venait d’être acquis grâce au mouvement populaire. Ce qui était logique. Mais au fil des années, la contestation s’est amplifiée, le pouvoir a beaucoup perdu de sa crédibilité du début.  Je parle du domaine des élections qui se sont suivies. En fait, ce régime dirigeait tout seul le pays. Dans un journal, d’ailleurs, j’avais écrit : « Seul maître à bord » ".
" Fitiavana " : En fait, c’est ce mot qui a tout changé, ici, à Antananarivo. Car il signifie qu’Andry Rajoelina est plus proche des gens, qu’il les comprend et qu’il se reconnaît en eux "
" Cela, jusqu’en 2006 qui vit la participation de plusieurs candidats mais qui, à mon sens, n’avaient fait que cautionné la victoire électorale de Marc Ravalomanana. Jusqu’alors, ce dernier était considéré comme « l’aîné », le guide de la ville d’Antanarivo. Tout y tournait autour de son nom. Puis vint 2007, avec l’arrivée d’Andry Rajoelina. Le pouvoir n’a vraiment rien vu venir, pensant que tout ce qu’il avait effectué avait l’adhésion populaire, depuis les travaux du Maire Ravalomanana poursuivis par le Pds Rafalimanana. Avant les élections communale et municipale de décembre 2007 donc, le pouvoir Tim n’avait jamais imaginé un seul instant que quelqu’un allait défaire son candidat Hery Rafalimanana.  Le 3 novembre 2007, Andry Rajoelina se porta officiellement candidat à la Mairie de la Capitale, avec, pour cheval de bataille l’Amour (« Fitiavana »). En fait, c’est ce mot qui a tout changé, ici, à Antananarivo. Car il signifie qu’Andry Rajoelina est plus proche des gens, qu’il les comprend et qu’il se reconnaît en eux. Il s’agit d’un authentique politique de proximité menée avec les gens eux-mêmes : développer la ville pour le mieux-être de tout un chacun. Cette image est aux antipodes de celle donnée par le pouvoir actuel avec le raisonnement suivant : le pouvoir égale 2002, fait d’affrontements et d’emprisonnements. C’est ce qui reste gravé dans la mémoire collective. Ensuite, le prix du riz, de l’huile, des carburants augmenta de manière exponentielle. Aussi, rien qu’en voyant le jeune Andry Rajoelina, les gens ont été littéralement conquis (« Maha te-ho tia » littéralement qui donne envie d’aimer).
" Dans le domaine de la politique pure, il faut savoir que le rêve est plus fort que la réalité. La réalité est, qu’effectivement, Antananarivo a subi de grands changements. Mais les gens rêvaient d’aitres choses qui les concerneraient directement. Pour eux, Andry Rajoelina peut leur apporter cela. Voilà bien la communication, un domaine parfaitement maîtrisé par le Maire actuel. En voyant ses affiches, on pense automatiquement à une publicité de détergent, d’ensoleillement ! Cela a créé un déclic chez les gens.  C’est pour çà que je dis que le rêve est plus fort que la réalité. Quelle est la réalité vécue par la majorité de la population ? Tout augmente et le pouvoir d’achat s’amenuise en peau de chagrin. Avec l’arrivée d’Andry Rajoelina une bipolarité est née. Le plus grave, pour le pouvoir, est qu’Andry Rajoelina a été élu, avec pratiquement le même score que celui du Président Ravalomanana pour son second mandat : 30% à l’Arema et 70% au Tim. Pour la mairie, Andry Rajoelina a engrangé plus de 63%, si je ne m’abuse. Il faut se rappeler, qu’en 1999, Marc Ravalomanana a été élu Maire avec 49% des voix. Ce qui se traduit par  une plus grande puissance des électeurs d’Andry Rajoelina. Conscient de perdre du terrain, le pouvoir s’est senti en danger. Politiquement, Antananarivo s’est scindé en deux. Le régime Ravalomanana n’avait jamais été habitué par cette bipolarité, tant il se complaisait dans un monde de monopolarité. D’où son questionnement : à présent, comment gérer Antananarivo, la Capitale qui fait et défait le pouvoir ? C’est ici que tous les pouvoirs ont été déchus ; c’est ici que tous les pouvoirs sont nés, dans les trois républiques. Le pouvoir est conscient du danger, sachant que l’envergure de la Commune Urbaine d’Antananarivo ne peut être comparée à aucune autre au pays ".
" Le pouvoir semble vouloir évincer Andry Rajoelina en mettant à sa place un Pds. Or, s’il touche à Andry Rajoelina, donc à la population même, il va commettre l’irréparable car, pour le moment, Andry Rajoelina est crédité d’une grande et forte popularité "
" Ainsi, le déclassement de la CUA dans la 5ème catégorie (alors que depuis très longtemps, elle bénéficiait d’un statut particulier), fait partie d’une stratégie politique dont le but est de diminuer l’importance d’Antananarivo, de discréditer l’image du maire Andry Rajoelina. Personnellement, si j’étais à la place du régime actuel, j’aurai fait la même chose, en cherchant le moyen d’affaiblir cet « adversaire ».  Cependant, le pouvoir commet une erreur car la conjoncture ne permet pas une telle stratégie. Il y a distorsion entre l’effet et l’évènement. Souvent aussi, la raison conduit les gens à la porte de l’erreur. La conjoncture actuelle devrait interdire au pouvoir de toucher à la CUA mais il le fait. Je répète : C’est Antananarivo qui fait et défait les régimes. Qu’elle est la situation qui y prévaut, actuellement ?  Le système, à nous journalistes, pour le savoir est simple : il suffit de prendre un taxi. Le chauffeur, sans ambages, vous dira qu’il est confronté à une vie pénible. Il y a donc un problème. Ce qui n’était pas le cas jusqu’en 2004. Comme il n’existe pas encore de sondages fiables, le meilleur moyen de vérifier cela se fait à travers les élections. Donc, le régime perd du terrain à Antananarivo, en ce moment. Faut-il, dès lors, toucher à la Mairie ? Gouverner c’est prévoir, mais le pouvoir manque d’analyse politique collant aux réalités. Il y a aussi d’autres facteurs exogènes : des mouvements à Diego, à Toliara… bref des mouvements généralisés en périphérie. Mais le pouvoir restera imperturbable tant que cela n’arrive pas à Antananarivo, ce que je ne souhaite personnellement pas, car cela entrainerait encore plus de problèmes. Mais, dans un esprit d’anticipation négatif, le pouvoir semble vouloir évincer Andry Rajoelina en mettant à sa place un Pds. Or, s’il touche à Andry Rajoelina, donc à la population même, il va commettre l’irréparable car, pour le moment, Andry Rajoelina est crédité d’une grande et forte popularité. Dans sa logique de politique pure, le régime se demande comment se fait-il que ce soit un électron libre comme Andry Rajoelina qui est maire ? Ce n’est pas le jeune homme en lui-même qui fait peur au régime mais, le fait qu’il n’est pas issu du parti au pouvoir. Aussi, tout ce que le maire fait est taxé d’opposition.
Or, Andry Rajoelina n’est membre d’aucun parti politique et son association Tgv n’a aucune envergure nationale. Pourquoi, alors, le pouvoir se sent-il menacé ? Commet-il un pécher s’il y avait vraiment une force politique derrière lui ? A Madagascar, seul le pouvoir a donc le droit de faire de la politique ? C’est contraire à la notion de démocratie même ! Mais pour lui, Andry Rajoelina constitue une menace par sa politique de développement. Je suis moi-même sidéré en voyant, à la télévision, le maire Andry Rajoelina déjeuner avec les handicapés, les personnes du troisième âge, participer eu défilé de la Fête de la Musique au côté de la jeunesse malagasy, etc…  Il effectue une ascension indiscutable. L’Andry Rajoelina d’aujourd’hui, ce n’est plus l’Andry Rajoelina est les 25.000 personnes et teenagers du stade d’Antsonjombe. Andry Rajoelina, c’est le maire qui reçoit en audience les ambassadeurs des grandes puissances de ce monde. Il s’étoffe, au fil du temps, de l’envergure et de la carrure d’un homme politique. C’est la réalité. Et, il est d’autant plus admirable que, malgré tous les blocages de fonds par-ci par-là, la Mairie peut encore réaliser des projets développement. Je suis persuadé qu’on l’appuie quelque part. Cela peut venir d’entités qui ont conscience qu’il y a de la volonté réelle, en ce jeune homme, de développer la ville. Dès lors, il bénéficiera toujours de soutiens pour qu’il puisse accomplir son programme. Parce que, littéralement paralysé, ce qu’il accomplit encore relève du miracle ! Jusqu’où ira-t-il ? C’est cela qui fait peur eu régime qui en a vécu l’expérience. Il a été prouvé que les maires d’Antananarivo peuvent aller très loin au sommet du pouvoir. Il y a eu Guy Willy Razanamasy, devenu Premier ministre et Chef d’Etat par intérim ; le Pasteur Richard Andriamanjato devenu Président de l’Assemblée nationale ; Marc Ravalomanana devenu Président de la République. On peut faire une certaine comparaison avec Nicolas Sarkozy en France… Pour le régime actuel donc, le problème àrésoudre est de trouver le moyen d’écarter ce jeune maire, d’autant plus que les mouvements de contestation s’amplifient. Comment faire pour éviter qu’Antananarivo ne tombe pas effectivement dans les bras de l’opposition ? Et la manière dont procède le pouvoir nous fait entrer dans un paradoxe incroyable ! Si le régime était vraiment vigilant, il devrait procéder à une autre stratégie, une autre gestion  de communication au contraire. Par exemple, montrer dans les médias des photos du Maire serrant la main au Président, appeler Andry Rajoelina a fait des visites sur terrain en commun. Mais le pouvoir réagit négativement : Andry Rajoelina est puissant, nous allons l’abattre ! C’est pour çà que j’ai dit qu’il y a toujours la raison qui nous mène vers la porte de l’erreur car il y a une incompatibilité entre la circonstance et le geste dans cette histoire. Au beau milieu d’un océan de contestations, le pouvoir, en cherchant des crosses au maire Andry Rajoelina,  procède à une stratégie qui ne fait qu’attiser encore plus la colère de la population d’une Capitale qui fait et défait les pouvoirs ".
" Rappelons-nous. En 1999, il y avait un certain Maire à la tête de la CUA et un certain Deba au pouvoir, qui bloqua la somme de 106 milliards fmg, fonds de la Commune (« Fivondronana à l’époque), par le biais du ministre de l’Aménagement du Territoire ... "
" Rappelons-nous. En 1999, il y avait un certain Maire à la tête de la CUA et un certain Deba au pouvoir, qui bloqua la somme de 106 milliards fmg, fonds de la Commune (« Fivondronana à l’époque), par le biais du ministre de l’Aménagement du Territoire, un certain Herivelona Ramanantsoa. Par la suite, lorsque ce maire, le 5 août 2001, décida de se porter candidat à l’élection présidentielle de décembre 2001, le pouvoir stoppa les activités de toutes ses usines et mis sur le tapis cette histoire d’impôts synthétiques de 300 milliards fmg. Mais c’était trop tard pour l’attaquer car la personne était en pleine popularité. Mais s’il était en position de faiblesse, tout aurait encore était, possible. C’est de bonne guerre, en matière de politique. Vous savez, la politique, c’est un domaine de combines tordues (« raharaha maloto »). Et il n’y a pas d’Etat géré sans politique. Mais pour nous Malagasy, ce mot possède une connotation péjorative (égoïsme, accaparement de richesses…). Dans ce contexte de cette politique combinarde, il faut, néanmoins, être au courant des vraies circonstances avant de procéder à quoi que ce soit.  Personnellement, j’appréhende qu’il y a des personnes mal intentionnées qui trompent le pouvoir en voulant toucher ce qu’il ne faut pas. En fait, il peut y avoir trois scénarios : soit c’est la force, c’est-à-dire que, quoi qu’il arrive, il faut évincer le maire de la CUA. Mais a-t-il les moyens politiques pour ce faire, vu la conjoncture actuelle ? Soit c’est le Président de la république en personne qui dicte le fait qu’il est impératif d’évincer ce maire et, du moins mettre quelqu’un de notre parti à sa place parce la conjoncture le veut. Mais les circonstances le permettent-elles ? Soit, il y a de  mauvais conseillers dans l’entourage immédiat du Président. Concernant les Président Tsiranana, Ratsiraka, Zafy on avait toujours dit que c’était des gens bien mais que c’est leur entourage qui était incompétent et donc les trompaient. C’est possible que Marc Ravalomanana soit entouré de mauvais conseillers manquant d’analyse politique collant à la réalité. Qui prennent des raccourcis pour se heurter à un mur ensuite. Dans ce dernier scénario, il y existe des intentions autres qui me dépassent…  Mais ce ne sont que des hypothèses, hein ".
" Ce qui pourrait arriver ? Il faut savoir d’abord que les Malagasy ne veulent plus entendre parler de politique. Car elle ne leur a toujours apporté de déceptions sur déceptions. Je l’écris d’ailleurs dans mon ouvrage : dès qu’il arrive un évènement spontané qui crée une rupture, un homme nouveau surgit qui va apporter d’autres déceptions par la suite. C’est toujours comme çà. C’est un cycle qui a débuté en 1972. Dans l’histoire de Madagascar, il n’y a eu aucune personnalité ayant eu autant de popularité que Marc Ravalomanana. Mais, de nos jours, il déçoit une grande majorité de gens. Je ne suis pas le seul à le percevoir, à le constater. La vie est de plus en plus dure. Cela n’est du entièrement au pouvoir, comme la hausse des coûts du pétrole et autres intrants sur le marché international. Mais le pouvoir est responsable de ne pas savoir maîtriser les vrais et réels problèmes, en faisant du tape-à-l’œil et des effets d’annonce sans suite. Il délaisse la population, dès lors, livrée à elle-même face à une insécurité grandissante. Aussi, si le pouvoir ne fait pas attention, nous allons vers une explosion sociale ! C’est encore le moment pour lui de rassurer la population au lieu de prendre des mesures incompréhensibles. Comme pour l’enseignement, par exemple, où tout le monde peut faire ce qu’il veut. Ainsi, les catholiques ne vont pas adopter la réforme, les protestants compte le faire, des écoles privées enseigneront en français, tandis que les écoles publiques se mettront à la malgachisation. Ensuite, quand tout n’ira pas dans le bon sens, quand la pression populaire sera insoutenable, le pouvoir se reniera. Ce n’est pas de cette manière que l’on gère les affaires d’une Nation ! C’est pour cela que les gens préfèrent se rabattre sur la société civile à l’image d’Andry Rajoelina. Car c’est cela que les gens veulent. Ils ne lui demandent pas de les faire vivre, de leur donner du riz au quotidien. Ils lui demandent plus de liberté pour nourrir leur famille. Ils veulent que soient effectivement mises en pratique la Justice et la Sainteté (« Fahamarinana sy Fahamasinana ») de 2002. Actuellement, combien de gens meurent, chaque jour, dans des accidents de la circulation, comme si de rien n’était. Cela devient un environnement auquel nous semblons nous habituer. La solution apportée par le gouvernement ? Emprisonner tous les chauffeurs et chauffards. Mais il faut prendre le mal à sa racine. Il faut un maximum de concentration pour conduire une automobile ! Comment voulez-vous que cela soit lorsque le chauffeur a, dans sa tête, le sort de ses enfants qui n’ont pas mangé depuis la veille ? Le loyer de la maison impayé qui mènera sa famille vers l’expulsion par le propriétaire ? Existe-t-il sincèrement des chauffeurs qui font exprès d’occasionner un accident mortel pour lui et ses passagers, par simple plaisir ? ".
" Quelles que soient les motivations de Goliath, c’est toujours David qui aura raison "
Ainsi, et j’avais déjà fait une annonce, en parlant de crimes, il faut faire appel à des criminologues. Il importe de chercher les mobiles des crimes et non d’emprisonner systématiquement et détruire irrémédiablement la vie de nombreuses familles. Actuellement donc, il n’est plus question d’Amour, d’humanisme de la part du pouvoir actuel dont l’image n’est plus crédible et qui devrait grandement faire appel à plus de psychologie sociale (…) Pour conclure, je dirais ceci : quelles que soient les motivations de Goliath, c’est toujours David qui aura raison. Enfin, il ne faut jamais perdre de vue que les Malagasy ont toujours une fibre qui vibre pour le plus faible. Personne ne conteste ni n’attaque le fait que le pouvoir n’œuvre pas pour le développement du pays mais il ne faudrait pas que cette grandiose volonté de faire de Madagascar un pays émergent soit détruite, à la longue, par des petites actions assassines pour perturber le fonctionnement normal de mairie d’Antananarivo. Andry Rajoelina ne fait pas de politique. Laissez le travailler ».

Recueillis et traduits par : Jeannot Ramambazafy (Journaliste indépendant)